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Mairie de Port Saint Père,
M. Jean Claes,
Commissaire enquêteur,
29 rue de Pornic,
44710 Port Saint Père,
France.
10 juillet 2006
Monsieur,
Projet de « Planète Sauvage » : l'ouverture d'un nouveau delphinarium
Nous venons d'apprendre que le Parc Zoologique « Planète Sauvage », situé à Port Saint Père, tente d'ouvrir un nouveau delphinarium dans sa cité marine. En tant que Captivity Officer de Marine Connection, une fondation charitable qui s'occupe de la conservation et du bien des dauphins et des baleines, et qui opère à partir du Royaume-Uni, je suis contrainte de vous écrire.
Je suis sûre que vous êtes conscient que des dauphins sont des animaux complexes. Nageant de nombreux kilomètres en ligne droite, et plongeant jusqu'aux profondeurs de 31 mètres, ils vivent dans des groupes de familles complexes et utilisent leur sonar pour fourrager et pour arriver à comprendre leur monde d'eau. Ils passent plus que la moitié de leur temps sous l'eau et se sont adaptés, depuis des milliers d'années, à leur grand habitat spécifique qui est si plein de la vie.
Enfermer ces animaux dans un bassin en béton sans courants, sans poissons vivants et sans recoins, afin qu'ils exécutent leur numéro pour amuser des êtres humains, est inadmissible. Des dauphins, qu'ils soient nés en captivité ou soient pris de la nature, ont toujours le désir de nager de longues distances, de plonger des dizaines de mètres, d'utiliser leur sonar pour explorer leur environnement et d'attraper des poissons vivants. Pourtant, en captivité chacune de ces compétences se rende inutile. Tous dauphins en captivité, soit nés en captivité soit pris de la nature, souffrent mentalement et physiquement d'avoir empêchées leurs compétences naturelles et instinctives. Les dauphins en captivité deviennent une caricature de leurs homologues sauvages - et simplement pour l'amusement d'êtres humains.
Cependant, des attitudes changent. Aujourd'hui des touristes sont beaucoup plus conscients de la souffrance des dauphins en captivité et, comme l'observation de dauphins dans la nature devient de plus en plus populaire, les différences dans le comportement et le bien-être entre des animaux en captivité et ceux dans la nature deviennent de plus en plus évidentes et répugnantes au grand public. Des touristes tiennent beaucoup plus à visiter des régions qui ont les racines éthiques et qui respectent l'environnement. Des delphinariums contrastent violemment avec ces désirs.
Alors, Monsieur, je vous demande vivement, en tant que Commissaire enquêteur à Port Saint Père, de ne pas autoriser « Planète Sauvage » d'obtenir un permis de détenir des dauphins. Une telle exploitation provoquerait la condamnation internationale et découragerait beaucoup de touristes de visiter votre région. En revanche, le refus d'un tel permis vaudrait à Port Saint Père et les environs de Nantes et Pornic une réputation internationale comme une région ouverte vers l'avenir qui respecte l'environnement.
Je vous remercie d'avoir lu ma correspondance et je vous prie de ne pas hésiter à me contacter si vous désirez d'autres informations. Je m'intéresserais de recevoir vos commentaires sur ma lettre, et j'espère que la décision sera juste.
Veuillez accepter, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Andrina Murrell
Captivity Officer
cc:
Préfecture de Loire Atlantique,
M. Bernard Boucault,
Préfet de la Région Pays de la Loire et Préfet de la Loire Atlantique,
6 quai Ceineray
44000 Nantes,
France
Mairie de Nantes,
M. Jean Marc Ayrault,
Député-Maire,
2 rue de l'Hôtel de Ville,
44094 Nantes Cedex 1,
France
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